30/03/2005

Fin.

Bye, bye nemhain, voici Eiluned.
 
Mon nouveau moi, version améliorée et nettoyée de printemps...
 
http://eiluned.skynetblogs.be/
 
Qui a dit que je n'étais pas un éternel commencement?

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11/03/2005

Je ne peux répondre à l’incompréhensible, le oui ou non

Je ne peux répondre à l’incompréhensible, le oui ou non me fige… Parce que je veux un milieu, je ne peux pencher à l’extrême. Traumatisme d’enfant adolescente, on s’est tellement moqué que la machine est enrayée. Je sais qu’il, le lui, ne se moquera pas, mais toujours peur de dire la pire des bêtises possible et inimaginable. Et puis être têtue, ah ça, ma jolie, tu l’es.

Et rien ne va. En ce moment c’est le train qui déraille à vapeur de ciel. Je me craquelle doucement, et je finirais par être cassée en mille morceaux , l’autre fois, je me suis recollée, ou plutôt on m’a recollée, mais j’ai encore des fragilités.

Il y a ces moments intenses de solitude, comme maintenant, où j’aimerais me couler au fond d’une mare et être la sorcière d’eau, celle qui ne fait que du mal, celle qui n’a pas de cœur. Il est d’algues trop stagnantes son cœur, et je l’envie.

Moi j’aime. Et je suis nue (le)


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10/03/2005

Ca commence à écumer sérieux.

Ces jours si ça coule et fait geyser. Lui il me fait couler, ce vieil emmerdeur patenté qui promène son sommeil dans les murs d’une maison de repos. Ah ça, il a pris la consigne à la lettre. Légume coupé en petites rondelles, pourquoi n’irait-il pas faire ragoût sous une voiture? Oh ça calmerait les choses, enfin, d’abord, penser à prendre une assurance vie. Ca mettra du beurre dans les épinards, comme quoi tout tourne autour de la nourriture.
Le geyser, c’est se droguer à l’amour, écrire des pages et des pages jusqu’à hurler de crampes au poignet, et compter les jours comme une postière qui vend des calendriers à tour de bras, avec chiens niais, et chats hystériques. Sourire au soleil, parler à la lune en prenant des poses pliées sur le bord de la fenêtre, et souffler dans le froid.
La rage monte, alors parmi les dossiers, les injures fusent, plus de pitié pour les photos de cadavres, qui vu leurs gueules, avaient quelques raisons de se foutre des cachets dans le gosier. Et puis la vieille coincée, sûrement tellement mal baisée, qui radote à longueurs de journée en s’invectivant elle même, elle finira classée et agrafée. Celle qui mâchonne bêtement en accumulant les conneries s’est pris un savon, finalement ça fait jubiler. J’suis mauvaise. J’écume et coule du fiel. Rien à faire, je pourrais démonter plus grand que moi. Et vous verrez l’éclat. Ca pique et brûle. Ca étincelle des prunelles.
Dernière cible du jour, l’autre vieux qui a toujours pas ravalé son dentier. Oh, d’accord il en a pas. Mais ça me donne des envies d’achats compulsifs. Lui fixer un dentier à la colle forte sur ses fesses pour qu’il s’occupe un peu de son crétin de rejeton. Il faudrait un coup de semelle aussi, aussi cuite que ses steaks. Il finira six pieds sous terre, heureusement bientôt, et il pourra toujours se les compter ses pièces…
[ceci est un défoulement chronique]


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08/03/2005

Message reçu.

Message reçu sur ma boite email, d'un paranoïaque adepte de blogs semblerait-il.
"Chère vous,
Il semblerait que vous soyiez une [de ses] pseudo artiste branchée, qui s'habille certainement tout de noir, anorexique qui plus est, et qui aime par dessus tout se faire sauter par un pseudo goth à la manque [...] De plus votre fiche sur ce site de dégénérés qu'est parano, et que je hante de façon sublime reflète une frustration évidente. Ca vous dirait d'être enfin satisfaite? Signé E qui ne veut que votre sourire."
 
Je me suis demandé un instant si je devais éclater de rire ou non... Pour répondre à ce cher "E"...
 
Je suis peut être une pseudo écrivaine, je ne peux pas dire que j'ai un talent incroyable, et j'écris parce que j'en éprouve le besoin pas pour satisfaire des perpétuels insatisfaits. Je ne suis pas branchée du tout, et j'ai tendance à passer inaperçue, et tant mieux. Je me fond dans le paysage, et j'observe doucement, ça me permet de voir si le vent fait jouer les cheveux des autres. Je ne m'habille pas tout de noir, la preuve encore aujourd'hui où un vert laitue enserre mon buste, et du jean volanté m'habille les hanches et les jambes... Et puis je colore à tout va, enrubanne et tralala. Donc non je ne suis pas adepte du toujours noir, et même si je l'étais, je ne m'en excuserais pas, le noir étant captivant à ses heures. Et puis sobre, et classe. 
Je ne me fais pas "sauter" par un pseudo goth, étant donné que celui que j'aime est bien éloigné de ce monde. Et puis je pense que je fais ce que je veux de mes fesses et du reste, et si je voulais être catin ça me regarderait. Si je balladais mes décolletés sur les trottoirs de pigalle, que diriez vous mon cher?
Je ne suis pas frustrée, souffrant un peu du manque de lui, mais je ris, je pleure à volonté, et quand j'explose la terre sourit. Je fais frémir le vent, et les feuilles me chuchotent bien des choses. Peut être suis-je un peu déphasée, mais je remplis des cases de bonheur à souffler.
 
Alors continuez donc de me faire rire, je suis pleine d'imperfections peut être pourriez vous vous amusez à les dénombrer, on fera des listes ensemble histoire de rire à deux. 
 
 
 

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05/03/2005

Rêve.

Cette nuit, rêve étrange, qui m'a assez retournée pour qu'en pleine rue cet après midi j'y repense.

J'étais plus vieille, cheveux un peu plus courts caressant les joues, et dans chaque mains, cinq doigts répliques qui serraient. Il y avait celle au regard vert et aux couettes folles, et celle au regard bleu dont les boucles jouaient pleines d'entrain. Deux jumelles, mes deux filles, les rires qui apaisent. Il y a leurs questions qui chantonnent les tympans. Dit maman, pourquoi le soleil se met à rire aujourd'hui, pourquoi il ne chante jamais avec la pluie? Et l'autre qui rétorque qu'un concert de soleil et de pluie ça donne l'arc en ciel en cd à écouter la nuit. Et puis il y a la course vite vers l'arbre qui écoutera nos contes, alors on se gorge de soleil, on se fait chatouiller les pieds par l'herbe du jardin et on fait un signe au papillon qui passe lointain. Dire bonjour à l'arbre en lui chantonnant au creux de l'écorce. Et dis maman tu nous raconte le chant du vent? Non le bruit de l'eau! Alors raconter que l'eau et le vent font des accords sur clavier à mains jointes... Revenir à la maison en marchant doucement, pas à pas pour regarder les lieux s'éloigner, puis sur le perron courir jusqu'aux dalles de la cuisine. Perchées sur le plan de travail elles m'observent faire un chocolat chaud, parce que l'été a ses chaleurs de sucré. On transporte le tout dans le salon, et l'on joue en mangeant avec le chat qui veille. Puis on s'étire pour faire semblant. On joue aux grimaces devant le miroir, puis aux fous rires sur le tapis. Et on s'endort sur le canapé en attendant qu'il rentre... Je suis femme, elles ont sept ans, et des dents qui éclatent devant le lustre.

Je suis apaisée.


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04/03/2005

Elle est assise sur son siège comme une reine désespérée

Elle est assise sur son siège comme une reine désespérée. Un trône des échappés. La douleur vrille le bas de son ventre et elle mord son poing presque délicieusement. Des râles viennent. La pâleur de son visage se reflète dans la glace tracée, ses cernes s'étalent de plus en plus, et sa bouche est marquée de rouge. Elle glisse contre le radiateur un instant, puis se relève, figurine forte de plomb. Elle ne hurlera pas ses douleurs, nul remède, tout passe.
Du sang à fini par se mêler à ça.
Elle croit faire des bonds en arrière.
Revenir au temps des impuretés. Non elle n'est pas pure. La souillure lui vrille la tête et les frissons s'échinent. Elle grelotte comme un bonnet de noël usé, et les castagnettes sont des dents blanches.
Pourtant, elle se mord et avance.

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03/03/2005

Boulot piège à dépressifs chroniques.

Ils m'infectent tous, avec leurs manies de vieux frustrés. Le chef avec ses cris et ses mains dans la poche qui aime à semer l'embrouille sur les traces qu'il laisse en bon escargot, attention ne pas faire de bouillabaisse. Une de mes proches collègues, et son pantalon à carreau, chaussettes apparentes, qui ricane à longueur de journée et déverse son fiel à tort et à travers sur tout le monde, et surtout vous, la jeune, celle qui ne sait pas. Les deux magistrates, entre celle qui a l'air d'avoir avalé une boite de somnifères et traine sa voix nasillarde le long de ses bottines, et celle qui vous épinglerait bien sur son tableau de chasse si vous êtes une jeune femme, pas trop immonde. Elle vous croquerait à pleine dents. Il y a la photocopieuse incarnée femme, l'une des moins stupides, qui à l'humour décalé et chante la marche funèbre en coeur avec vous de bon matin. La dynamique, jolie et agréable qui vous materne un peu, se fait toute douce et vous raconte doucement la vie. Elle vous l'aimez, c'est la seule franche du lot. En face, ce n'est guère mieux, un président qui fait le pied de gru aux toilettes, prostate mon cher. Une vieille mythomane, grassement coulée sous les chocolats chez qui il pleut des grêles à taille de balles de ping pong... Une frigide. Ah et speedy gonzalez, ou plutôt son contraire, qui même avec une boite de vitamines n'arriverait pas à grimper un étage en moins d'une heure, montre à la tête.
 
C'est décidé l'année prochaine, j'hante les bancs de la Fac. Avec motivation dans les poches.
Non, je ne serais pas fonctionnaire.

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