28/02/2005

Vide. A combler.

Quelques jours si courts, tellement intenses. Dans ma chambre il me semble encore le revoir. Dans toutes les pièces de la maison en réalité. Entrer dans la chambre et le voir assis sur le lit, plongé dans une lecture serait sans surprise. Le voir sur le canapé lit en train de dormir paisiblement serait tellement normal. Et sur les vitres mon reflet me rappelle ses mots. Dans le ciel les étoiles sont autant de points communs avec le pétillement de ses yeux.

Chercher un goût moins amer, trouver une signification à la chambre qui résonne creuse. Alors se draper dans son tee-shirt, ressembler pour une soirée à une métalleuse en phase de sommeil aigü...

Vite dormir, la nuit rappelera ses bras.

Plus la force d'écrire, tout est si fade, si creux. Retourner à la normale après un vol en plein ciel semble si dur. Retrouver le quotidien du lever, voiture, boulot, sommeil... Parler de nouveau sur clavier... Insipide. Peu salé, pas pimenté, sans sucre. Je n'ai pas de sucrettes et le gingembre en poudre a été soufflé dehors. Mon piment de cayenne s'est fait la malle dans la campagne... Tant pis, le régime commencera. Faire jeûne en attendant.

 Son souffle...

Je m'essouffle...

Et. Je l'aime.


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23/02/2005

Un mois?

Un mois.

J'avais pensé que la magie des dates me transformerait en ballerine. Dans une boîte à musique, qui aurait des allures de vieille boîte à biscuits, en fer blanc. Rayée par trop de regards. Je me serais donnée à lui ainsi. Ballerine de la boîte, et je n'aurais pu être remontée que par lui. Un noeud dans le cou m'aurait fait tourner.

Je pourrais faire cléopâtre, m'enfermer dans un tapis persan et me faire livrer ainsi. Je pourrais faire dans l'original... Mais non.

Juste lancer des mots. Simples. Peut être trop. Mais le coeur n'a que faire des grandes formules, il préfère les routes droites, pas de chemins tortueux cette fois. Je t'aime et c'est ainsi.

Et oui c'est maladroit. C'est tremblant. On ne sait pas encore. Des fautes dans la conjugaison du nous. Mais les fautes ça pimente. Ca sale un peu...

Et chut...

Laisse les mois passer.


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19/02/2005

Amour...

J'ai les larmes de pluie aujourd'hui. Mais elles sont si jolies... Les recueillir dans la bassin de mes rêves, et nourrir ces vieux arbres soufflés par les vents. Hier soir, l'orage a fait des ravages. Mais bizarrement, le dieu des ténèbres qui se fait lumineux, a tout reconstruit dès la fin des doutes. En mieux. Et me voilà ballottée par les vents, cheveux qui s’emmêlent dans la tête. Moi et mes projets pour nous. Rendue encore plus folle qu'avant, encore plus moi de jour en jour. Il y a de courts instants où je me dis que mon vieux cœur aurait besoin de repos. Et puis non. Je suis. La vie sans lui, je ne l'imagine même pas, je ne la sais pas. Je ne la voudrais même pas. Et quand mon cœur fait de plus en plus de bonds de ballerine dans ma poitrine lucide, je souris. J'étale. Le bonheur ne se traque pas, il n’est pas cette chasse sans fin que je devinais, il est cette promenade de bord de mer qui n’a que la faim qu’on lui donne . J’ai faim, mais la fin ne sera pas. Je ne tire plus de traits avec ma règle trop cassée. Je ne fais que des cercles, concentriques, des cercles comme les gouttes d’eau qui jouent…

Et tout est si naturel…

Encore envie de te dire que je t’aime à en perdre et gagner le souffle.


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17/02/2005

Fais la morte ma douce... Tu es bien trop vivante en ce mome

Fais la morte ma douce... Tu es bien trop vivante en ce moment pour écouter les venimeuses aux temps frustrés. Tu te sens. Pleine comme dirait la belle là-bas, oui l'heureuse aussi. Elle rayonne aussi dans ses mots d'ailes. Et tu trouves ça superbe. Ca te conforte dans tes idées. A part pour les réjouisseurs, ou les jouissifs de vie, tu feras la morte. Au moins jusqu'a lundi. Lundi, c'est pluvieux, et puis tu es bien obligée d'entendre les dossiers suicidaires, bizarrement ça te passe au dessus, même si l'agacement monte. Serpente ton cou. Mais il repart aussi vite que possible. Un mot de lui, et direction oubliettes toiles d'araignées d'artistes ratés.
 
Instincts adoptés. Feelings suivis. Filés.
 
Tu VIS.
Et l'autre là bas? Vibre va, tu es beau.

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16/02/2005

La rageuse est ressortie des cartons. Sèche comme la peau d

La rageuse est ressortie des cartons. Sèche comme la peau d’une momie au sourire figé. Au regard éclair de juillet, ravage et tempête, foudroie et balaye. Harpie. Qui déchire en pensées l’âme des autres. Et ses cheveux ont envie de s’électrifier. Elle fait peur un instant. Claquer des talons, respirer plus fort. Quelques minutes de lui, la mer s’apaise. Calme et cirée.

Petite Nehmain aux dentelles qui essayent de ne faire que paraître n’est plus. Elle a claqué la porte. Partie en courant. Elle reviendra de temps en temps pour se moquer. Tenace la gamine. Toujours là au fond de la cour d’école, toujours à courir après les ennuis pour mieux s’oublier. Mais elle s’est faite toute petite, effacée.

Mélanie a un sourire calme d’un coup. Elle sait elle. Extrême tout le temps. Rieuse puis tumultueuse. Mais après tout, on l’aime. Laisse hurler les harpies, crier les voix acérées, elles se fatigueront, et non tu n’es plus là pour les nourrir. Tu ne leur donneras plus à boire. A la rigueur noies les. Mais évites, on ne sait jamais elles apprennent toujours à nager. Tu n’as plus le temps de toute façon. Parce que tu lui consacres. Le sacre. Le prend pour un diable. Un saint. Pour un simple homme. Et justement ça te fait l’aimer. Tu n’arrives même plus à fuir. Grâce à lui. Tu cesses les à cause de. Tu projettes. Tu rêves. En blanc et couleurs. Et le passé il arrive à l’exorciser. Avec ces regards. Et ces frottements. Ses dents. Et puis tout. Ses paroles. Alors elle s’envole elle. Oui toi.

Les ailes sont de mots lancés, de vie ébauchée et débauchée peut être ? De douceur et de silence dans les instants flagrants. Tu as repris tes crayons et tu esquisses tout le temps. Tu dessines sur les murs sans dormir. Puis tu sombres doucement, pleinement.

Et le bonheur ? Il existe bizarrement.


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15/02/2005

Ecriture automatique

Voila ce qui arrive quand la plume s'affole

Plus un. Cette ajout du jour n'est guère plaisant. Heureusement ici on se fond dans les dossiers. Dans le malheur dégoulinant des autres. Qui fait la planète souillée. Qui donne des envies de décadence. Mais quand les boîtes sont montées par des doigts qui tremblent, la place aux idées est pleine. Alors on oublie plus. On a l'image dans la tête. Le corps s'électrise. Tu es bien pâle petite...

On nie. Non je n'ai pas un teint blanc comme le dehors. Je suis rose après tout. On court dans les toilettes dans un moment d'égarement. Et on se sent folle. Dans la glace on ne se reconnaît pas. Comme grandie d'un coup. Les couettes sont parties. Retirées derrière les cheveux qui s'allongent. Elles reviennent quand on tire dessus. Mais l'éternelle innocence s'évapore légèrement. Pourtant on reste enfant. Mais on naît femme. Il paraît qu'on iradie. Qu'on auréole. Et puis quoi en corps?

Douteuse. On le reste. On essaie de s'en guérir de cette tâche. Frotter avec du citron. Avec des effleurements. Ca marche mieux. Pas besoin de machine. Rien qu'un corps. Le sien. Ca fait pansement. Médicament remboursé et même donné. On le paierait pour le retenir. Mais il y a dépendance.

Et la partie à brûler s'enracine un peu trop. Tu vas vite petite. Tu ne te débarasseras pas de tes démons comme ça. Pas de sa haine de ton regard. Pas de ses mains. De ses murmures mi rauques mi aigus. Tu as le droit de hurler désormais. Mais tu n'oses pas parfois. Tu es en convalescence. Toujours. Tout le temps. Et tu t'accroches à ce LUI comme à la vie... Peut être es tu folle petite. Tu n'es pas Morgane. Tu n'es pas une loreleï. Tu n'es rien. RIEN. A part eau et chair. Et terre, air et feu. Feu dans les reins. Ce ne sera assez que dans quelques temps. Tant? Laisse vibrer petite. Chut.


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14/02/2005

Début de ?

L’eau frémissait, se courbait, s’enroulait le long des nuques. Ce jour là était un temps à aimer.

Nuit mauvaise, tourne et retourne follement dans ton lit petite fille, demain tu feras la peur. Demain tu mêleras à tes sourires d’enfant les courbes des femmes. Demain tu seras grande. Peur. La litanie des si reprenait son envol. Matinée passée à laisser jouer le vent dans tes boucles, tu ne riais pas. Tu était rongée de l’intérieur avec tes voix qui chuchotent. Pourtant tu avais hâte. Et le temps avait lentement filé. Dans un couloir rongé par les pas tu avais attendu, le vent s’engouffrant un instant avait balayé tes cheveux et la liberté empli tes poumons. Tes yeux jouaient un ballet fou, n’attendant qu’une seule vision. La sienne. Et il était arrivé. D’un pas calme, et la route n’avait plus tremblé. Et le temps a viré. Promenade mains jointes et pluie qui s’infiltre, message subliminal qui s’étend. L’eau donne accords de gammes. Et le lit trop petit d’après midi, qui s’allonge, rallonge, s’étend. Les morsures de la vie. Les chuchotements. Le rire. L’ire. L’envie. Et tu désires petite fille. Tu as grandis d’un coup. Regarde toi dans la glace. Non ne détournes pas la tête. Tu es femme. Il le sait. Te le chuchote du regard. Te l’apprends des gestes. Et tu acceptes. Non ? Si. Tu hoches de la tête. Tu te fais serpent. Pomme dans le jardin d’Eden. Tu ondules, t’étires, lascive, maladroite. Avec tes gestes flous. Puis brusques. Mordants. Tu ne sais pas. Tu sais. Incertitudes tout le temps. A part une. La seule chose que tu chuchotes la nuit pour te rassurer. Tu n’as plus envie de le hurler. Garder ça pour toi. Attacher ces mots autour de ton cou. Dans le rose.

Ce soir…

Je suis redevenue petite fille, qui pleure, qui soupire. Petite fille perdue sans sa pluie et son vent. Petite fille qui veut que se déchaînent les éléments. Crache le soleil, plus jamais. Petite fille part les marques affichées. Dans son lit retrouvé elle soupire. S’endormira mains sur le cou.


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